Rencontre

Festival des opéras traditionnels chinois

› Xiqu, kunqu, l’opéra traditionnel chinois aujourd’hui


samedi 1er déc

Une rencontre initiée par Christian Biet, directeur de l’équipe de recherche théâtre de l’Université Paris Nanterre et Wang Jing, auteure, dramaturge, directrice des Hybridités France-Chine et chercheuse à Paris III avec, sous réserve, Vincent Durand-Dastès de l’Institut national des langues et civilisations orientales

À l’occasion du festival des opéras traditionnels chinois, l’Université Paris Nanterre et La Sorbonne Nouvelle présentent au grand public et aux étudiants, une introduction (largement illustrée par des images et des films) à la diversité de l’opéra traditionnel chinois, le Xiqŭ, et plus généralement au théâtre chinois avant de débattre sur son évolution durant les XXe et XXIe siècles, en particulier lorsqu’il s’est ouvert au théâtre occidental.
Le théâtre/opéra traditionnel vieux d’au moins 800 ans et fort d’encore 300 genres, remis en question par le grand bouleversement économique de ces dernières années, est simultanément en danger de disparition, en situation de devoir évoluer et mis en demeure de se resituer aussi bien en Chine que dans le paysage mondial des spectacles. Il est l’objet de toutes les attentions internationales, d’une tentative de patrimonialisation ou de conservation muséale externe et interne, et il donne parallèlement matière — à Taipei, à Hong Kong, mais aussi en Chine continentale — à une série de réflexions et d’expérimentations sur les possibilités d’hybridité, de jeu avec le répertoire, quitte à abandonner quelques savoir-faire anciens et prestigieux. C’est ce débat qui divise aujourd’hui, en Chine, les critiques et les praticiens du théâtre : faut-il, disent les partisans de l’opéra chinois traditionnel (Xiqŭ), réformer le théâtre au point d’abandonner des genres qui ont été performés durant plus de 8 siècles et qui, bien que déclinants, sont toujours présents dans les répertoires ? ou faut-il, affirment les plus radicaux des réformateurs du théâtre, savoir abandonner ces « éléments culturels » en cours de disparition pour se lancer dans une modernité qui les exclut ? ou faut-il encore, disent ceux qui se font un devoir d’interroger les formes et de produire des expériences nouvelles à partir de données traditionnelles, jouer de l’hybridité pour à la fois sauver les genres historiques, les faire vivre aujourd’hui et donner un sens ouvert à la pérennité de leur présence ? Et il en est de même pour le théâtre d’ombres. C’est donc par un passage à l’exportation, avec tous ces risques, ou à l’hybridité, avec toutes ses trahisons productives, qu’il semble encore possible de sauver l’opéra chinois, le théâtre d’ombres, et les spectacles traditionnels...

› entrée libre sur réservation, dans la limite des places disponibles


BILLETTERIE EN LIGNE
DATES ET HORAIRES

samedi 1er déc de 16h30 à 18h30


samedi 1er décembre à 16h30

au foyer-bar du Théâtre 71


Imprimez
Parlez-en